Les ennemis et maladies du Pommier

Introduction

Pouvoir manger les fruits de son jardin est un réel plaisir. Mais cela n'est pas toujours simple !

Peut être que certains d'entre vous ont déjà fait la mauvaise expérience de perdre une partie de leur récolte ou encore bien plus grave, de voir dépérir leur arbre fruitier. Dans la plupart des cas, lorsque le problème est pris à temps, on enraye l'attaque sans difficulté. Mais pour cela, faut-il encore pouvoir reconnaître qu'elles en sont les causes : Insectes ou maladies ?

Identifier les ennemis de tous les fruitiers serait long et fastidieux. Le pommier étant le fruitier le plus répandu dans nos jardins, il retiendra notre attention dans un premier temps.

Les principaux insectes

Bien que nombreux, ils ne sont pas toujours très graves. C'est pourquoi on s'attachera à ne parler que des plus courant.

Pucerons lanigères (ceriosoma lanigerum)


Symptômes :

Amas cotonneux renfermant des pucerons violacés. L'arbre réagit à l'attaque par la formation de boursouflures et d'excroissances chancreuses. Les attaques se produisent sur les branches et au niveau du collet. Ces pucerons hivernent dans les anfractuosités de l'écorce.

Traitements :

Dès la mise à feuilles passer un produit à base de Pyrimicarbe, Vamidothion ou de Bifentrine.
Après la chute des feuilles appliquer une huile d'hiver.

Araignées rouges (Panonychus ulmi)

Symptômes :

En période hivernale, aux fourches des rameaux, dans les anfractuosités de l'écorce ou encore à la base des bourgeons, on observe des plaques rouges formées par des oeufs. Les piqûres de ces araignées donnent une couleur gris-plombé aux feuilles. Si l'attaque est importante, on observe une chute prématurée des feuilles.

Traitements :

Pour détruire les adultes, on traite au début du printemps à l'aide d'un produit à base de Dicofol ou de Bifentrine (Pour une meilleure efficacité, alternez les matières actives).
Pour détruire les oeufs, on applique une huile de pétrole en période hivernale.

Pucerons verts du pommier (Aphis pomi), pucerons verts migrant (Rhapalosiphum insertum), pucerons cendrés du pommier (Dysaphis plantaginea)


Pucerons cendrés du pommier

Symptômes :

Les feuilles sont crispées, déformées, enroulées (voire décolorées). On observe également la présence d'un liquide collant. Au revers des feuilles on trouve de nombreux insectes groupés, verts ou gris selon les espèces.

Traitements :

Après la chute des feuilles, on applique sur les branches et le tronc une huile de pétrole. Dès la mise à feuilles passer un produit à base de Vadimothion, Bifenthrine, delthametrine, Cypermétrine, Pyrimicarbe ou de Roténone.

Les principales maladies

Là encore, la liste est loin d'être exhaustive. Les maladies énumérées sont les plus fréquemment rencontrées dans les jardins.

La tavelure (Venturia inaequalis)

Symptômes :

C'est une maladie assez grave qui peut toucher de nombreuses parties de l'arbre. La tavelure se reconnaît assez facilement car elle se présente sous la forme de taches d'abord très claires pour finir brunes. Les feuilles fortement atteintes jaunissent et tombent. Sur les fleurs, on observe les taches sur les sépales et le pédoncule (queue de la fleur). Généralement les fleurs atteintes fanent et tombent. Pour les fruits, deux cas de figure se présentent : soit la tavelure s'est développée sur les jeunes fruits, alors ils tomberont avant maturité, soit l'attaque s'est produite plus tard et on observera la formation de croûtes liégeuses sur la peau.

Traitements :

L'idéal est de traiter préventivement, mais si la maladie se développe appliquer un produit à base de mancozèbe.

L'oïdium (Podosphaera leucotricha)

Symptômes :

Les jeunes pousses, les rameaux, les bouquets floraux sont recouverts d'un feutrage blanc. Le bourgeon terminal à tendance à s'ébouriffer.

Traitements :

A l'apparition des bouquets floraux appliquer du soufre. A la chute des pétales faire des traitements à base de myclobutanil, triforine ou fluzilazole. Renouveler le traitement de mai à juillet (1 à 2 fois par mois).

La moniliose (Monilia fructigena et Monilia laxa)

Symptômes :

La moniliose se caractérise par le dessèchement complet des fleurs. Les bouquets floraux sont agglomérés et de couleur brune. Les fruits sont momifiés (recouvert de petits coussinets gris). Ce sont surtout les organes floraux qui sont touchés par la moniliose chez les pommiers.

Traitements :

A la chute des feuilles et avant le débourrement, traiter avec des produits à base de Sulfate de cuivre ou d'Oxychlorure de cuivre. Lorsque le premier pétale pointe hors du bourgeon, au début de la chute des pétales et à la chute totale des pétales passez un produit à base de Myclobutanil.

Conclusion

La meilleure façon de lutter reste la prévention. Cependant, que le fruit soit véreux ou taché n'enlèvera rien à sa qualité gustative. Un fruitier en pleine santé sera moins réceptif aux attaques.

Les matières actives préconisées (dans ce dossier) pour la lutte sont soumises à des normes strictes et précises selon les pays et en constante évolution.